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            Photo panoramique ,place de l'opéra de Paris.

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         Ci-dessus l'escalier principal qui conduit aux loges ,amphithéâtre ....

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 Un petit café pour être au top, quelques pas sur les boulevards et l'Opéra Garnier nous attend avec ses touristes en jeans assis en bas des marches et ses dames en robe longue, pochette à la main qui font les belles... en haut.

Mireille est le premier spectacle de la saison.
Donc, attention à la réception...

Dès l'entrée dans le grand hall, le ton est donné : on a quitté Paris et on se retrouve brusquement au milieu d'un champ de tournesols... magique !

En levant les yeux, le rêve continue : les rampes du grand grand escalier de marbre sont couvertes de bouquets d'hortensias dans des tons vieillis.

Tant pis pour les critiques parisiens : je vais passer trois bonnes heures en Provence au milieu de cette Camargue que j'adore.

De ma place, je vois bien toute la scène et la quasi totalité de l'orchestre, bien éclairé.

Le chef, Marc Minkowski, lève sa baguette et c'est parti pour l'ouverture. Musique superbe, du travail de pros. Les thèmes principaux défilent : il y a un petit air de Provence dans tout ça. Les hautbois et les percussions sont mis en valeur pour rappeler les instruments provençaux traditionnels.

Le rideau s'ouvre et la magie continue : dans un décor champêtre, les cueilleuses de mûrier travaillent en chantant.

Tout au long du spectacle, plus de soixante artistes, semblables à de petits santons nous font vivre l'histoire d'amour entre Mireille et Vincent.

J'ai tout aimé : la musique et les choeurs, les décors, les costumes ; je garde tout, je ne jette rien et surtout pas Mireille (Inva Mula) et sa magnifique voix de soprano. En plus, elle est jeune, jolie et elle joue bien.

Certains se croient malins en la comparant à Heidi ou à Laura Ingals... pourquoi pas à Martine en Camargue tant qu'ils y sont.

Le metteur en scène a joué à fond la carte "province" et même "Provence", il a bien fait. A mon avis, il aurait même pu faire plus, par exemple avec la silhouette de l'église des Saintes Maries de la Mer dans le décor.

Mais comme on le sait, les histoires d'amour finissent mal... en général. Et c'est le cas ici avec Mireille qui meurt d'insolation... quelle idée aussi de traverser la grande plaine de la Crau sans chapeau.
Personnellement, j'aurais préféré qu'elle se marie avec Vincent et qu'ils aient beaucoup d'enfants.

Mais bon, Frédéric Mistral voyait les choses autrement et c'est sans doute pour cette raison qu'à l'époque, l'opéra de Gounod n'a pas eu beaucoup de succès.

J'ai bien aimé aussi le texte du livret qui défile en temps réel au dessus de la scène (mais chut ! c'est pas un karaoké).
Ah! j'oubliais les 2 entr'actes avec champagne et petits fours, d'autant plus appréciés qu'il faisait très chaud dans la salle.

En résumé, dans la mesure où il devait travailler sur la version d'origine en 5 actes, le metteur en scène Nicolas Joel a choisi de nous montrer une oeuvre authentiquement provinciale en exploitant à fond les images de la Provence mais sans jamais aller jusqu'à la caricature... Bravo ! 

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        Op_ra_Mireille